Orven la lut en silence.
« Qu’est-ce qu’elle dit? » demanda Zaelyra.
« Que les voyageurs doivent attendre la réponse. »
« Et si personne ne répond? »
« Alors ils attendent encore. »
« Combien de temps? »
« Ce n’est pas indiqué. »
Le marchand soupira. « Nous ne pouvons pas rester ici jusqu’à manquer d’eau. »
« Nous n’y resterons pas », dit Orven. « Nous pouvons attendre à l’endroit prévu, ou faire demi-tour. »
« Il n’y a pas d’autre choix? »
« Il y a toujours d’autres choix. Ils ne sont pas tous bons. »
Nym examina les crochets. Ils avaient été arrachés récemment, mais aucun outil n’avait laissé de marque nette. Zaelyra approcha une lampe. Sous la poussière, trois petites encoches apparaissaient au-dessus du crochet central.
« Les cloches ont été retirées. La marque est plus récente. »
Orven passa l’ongle dans l’une des entailles. « C’est le signal de veille. Une cloche aurait dû rester. »
« Pourquoi l’enlever? »
« Pour que personne ne puisse appeler le refuge sans en connaître le code. »
La galerie comportait deux ouvertures. L’une descendait vers un ruisseau souterrain; l’autre montait, trop étroite pour la file. Orven confirma que le refuge se trouvait au-delà de la montée, mais qu’il ne pouvait pas garantir qu’il était encore occupé.
Ils envoyèrent deux éclaireurs jusqu’au premier coude, corde attachée. Ils revinrent sans avoir vu de lumière ni entendu de voix. Nym vérifia l’air. Le courant montait vers l’étroit passage, mais tournait vers le bas près du ruisseau.
« Quelqu’un a peut-être fermé la cheminée », dit-il. « Ou la galerie est effondrée plus haut. »
Orven s’assit contre le pilier. Il semblait plus fatigué qu’il ne l’avait montré jusque-là.