Veli lui lança un regard surpris. « Non. Ce sont les gens qui se souviennent ensemble. »
Le groupe fit halte près d’un ancien poste de péage. Une barrière de bois en bloquait l’entrée, couverte d’inscriptions en plusieurs langues. Veli demanda aux voyageurs de rester derrière lui tandis qu’il annonçait leur présence.
Une femme apparut au balcon de pierre. Elle portait une veste de cuir aux épaules renforcées et un registre attaché à la taille.
« Vous venez du refuge? »
« Oui. Mara vous envoie. »
« Elle aurait pu prévenir. »
« Elle ne savait pas quand nous arriverions. »
« Qui vous accompagne? »
Veli donna le nombre de personnes et nomma les blessés, sans révéler les noms de ceux qui avaient choisi de rester derrière. La femme descendit, observa leurs armes rangées et demanda leur plaque de route.
Zaelyra la lui tendit. La gardienne la compara à son registre, puis fronça les sourcils.
« Cette marque est fausse. »
« Veli nous l’a remise au refuge », dit Zaelyra.
« Le symbole est bon. La gravure ne l’est pas. »
Veli prit la plaque. Sous le signe du refuge, quelqu’un avait ajouté un trait minuscule, presque invisible, qui transformait la marque d’attente en autorisation de passage.
« Je n’ai pas gravé ça », dit-il.
« Quelqu’un a dû la prendre avant que tu la remettes à Zaelyra », dit la gardienne.
« Elle était dans ma main. »
La femme se tourna vers le groupe. « Il y a trois jours, des voyageurs sont entrés avec la même marque. Ils ont affirmé que le refuge leur avait accordé un passage libre. Ils n’ont pas rendu leur plaque. »
« Combien étaient-ils? » demanda Zaelyra.
« Cinq. Deux drows, un nain, deux humains. Ils ont payé le péage, puis sont repartis vers l’ouest. »
« Vous avez une description? »