« Moi non plus. Mais il est vivant. »
Zaelyra resta à la table pour achever les cartes. Les mains d’Ithryl tremblaient; Vhaelyn continuait de tracer avec une précision froide.
« Tu devrais partir », dit-elle à sa sœur.
« Pas avant d’avoir fini. »
« Si tu es prise, la Maison saura où chercher. »
« Elle le sait déjà. »
Vhaelyn lui tendit une carte pliée. C’était le parcours jusqu’à la prochaine halte, avec un détour ajouté à l’encre argentée.
« J’ai fait une copie pour toi. »
« Et toi? »
« Je reste avec la patrouille. »
« Tu retournes à Menzoberranzan? »
« Je commande la mission. Si je pars avec vous maintenant, les gardes restés sur la crête seront abandonnés. »
Zaelyra comprit qu’elle ne pouvait pas lui demander de faire le même choix qu’elle. « Tu as décidé? »
« Pas encore. Mais je ne laisserai pas la Maison décider à ma place. »
Dans le vestibule, un choc fit tomber de la poussière du plafond. Rhylor rejoignit Zaelyra, le bras bandé et la plaque de Dhal autour du cou.
« La porte est perdue », dit-il. « Brakka tient le couloir. »
« Et les civils? »
« Ils avancent. Nym est avec eux. »
« Il manque Kethra. »
Comme en réponse, la négociante apparut dans l’embrasure, traînant un sac de cordages. « J’ai ouvert l’accès au vieux monte-charge. Vous pouvez me remercier après. »
« Je ne te remercierai pas pour avoir réparé une partie de ce que tu as cassé », dit Zaelyra.
« Je ne l’attendais pas. »
Ils partirent par le couloir de service. Vhaelyn resta au dernier embranchement avec ses soldats. Avant que Zaelyra ne disparaisse, elle ôta son insigne de prêtresse et le glissa dans sa poche.
« Si tu reviens, ne viens pas seule », dit-elle.
« Si je reviens, je ne viendrai pas pour te sauver. »