Un troisième coup frappa la pierre.
« Il y a quelqu’un derrière? » demanda Pell.
« Ou quelque chose qui bouge », dit Nym.
La poussière s’accumula au bas du mur. Au-dessus, la gravure des trois lignes interrompues semblait plus profonde que la veille.
« On ouvre? » demanda le garde.
« Non », dit Zaelyra.
« Il pourrait y avoir des gens. »
« Ou une poche d’air toxique, une galerie noyée, un effondrement prêt à tomber. Nous ne savons pas ce qu’il y a derrière. »
« On peut faire un petit trou. »
Nym secoua la tête. « Même un petit trou change la pression. »
Le garde serra la mâchoire. « Alors on abandonne quelqu’un. »
« Nous ne savons pas s’il y a quelqu’un », répondit Zaelyra.
« C’est une réponse commode. »
« Oui. Elle est aussi vraie. »
Elle demanda que l’on note la porte, le courant d’air et les coups entendus. Ils posèrent une marque d’alerte sur le plan, pas un signe de passage. Nym ajouta les heures et la direction du souffle. Ithryl rédigea un message pour les prochains voyageurs: ne pas creuser sans matériel et sans réserve d’air.
Avant de partir, Rhylor posa une main contre la pierre. Il écouta. Le mur ne répondit pas.
Dans le couloir, le garde marcha en tête sans attendre qu’on le lui demande. La jeune drow à l’entaille au menton se plaça près de lui.
« J’ai entendu les coups aussi », dit-elle. « Je ne sais pas ce qu’il y avait derrière. »
« Tu crois qu’on aurait dû ouvrir? »
« Je ne sais pas. Mais je peux aider à garder la marque visible si on revient. »
Il hocha la tête. Ce n’était ni un pardon ni un accord. C’était une façon de ne pas transformer leur désaccord en séparation.