Nym en prit un.
« Ne touche pas », dit Rhylor.
« C’est du calcaire. »
« Alors il ne t’en voudra pas si tu le laisses. »
Nym reposa le galet. Dans la paroi, un conduit laissait passer un filet d’air chargé d’une odeur de fumée et d’oignons. Zaelyra connaissait cette odeur: un campement n’était pas loin.
Ils découvrirent trois abris construits sous une avancée de roche. Des duergars y vendaient des bandes de tissu, des champignons secs et des fioles d’alcool médicinal. Aucun ne portait d’arme visible. Cela ne signifiait pas qu’ils n’en avaient pas.
La cheffe du camp, une naine au crâne ras et aux sourcils gris, reconnut la plaque de Rhylor.
« Cercle ouvert », dit-elle. « Ça ne paie plus depuis longtemps. »
« Nous ne sommes pas venus réclamer un péage. »
« Tout le monde dit ça avant de demander quelque chose. »
Zaelyra posa sur une pierre l’épingle d’argent de Vhaelyn. « Des bandages. De la nourriture. Nous pouvons payer. »
La duergar examina l’épingle, puis les fugitifs. Son regard s’arrêta sur Sszindi.
« Combien de jours de marche? »
« Deux jusqu’à Veyr », dit Nym. « Si le chemin est ouvert. »
« Il ne l’est pas. »
La femme indiqua la galerie derrière elle. Un éboulement récent avait barré la voie principale. Des blocs énormes s’empilaient jusqu’au plafond.
« Vous le saviez? » demanda Zaelyra.
« Je sais ce qui passe devant ma porte. Depuis trois jours, des hommes cherchent un passage vers l’ouest. Ils paient pour des cartes et posent des questions sur une drow aux cheveux blancs. »
Zaelyra sentit tous les regards se poser sur elle.
« Les gardes de la Maison? » demanda Rhylor.
« Pas en uniforme. » La duergar haussa les épaules. « Peut-être des mercenaires. Peut-être des gens qui veulent vous vendre aux mercenaires. Dans les profondeurs, les différences coûtent cher. »