Zaelyra nota la fissure, l’effondrement et la direction du souffle. Une carte pouvait enregistrer la route qu’on avait perdue aussi bien que celle qu’on suivait. Elle ajouta la date approximative et le nombre de personnes présentes, puis s’arrêta avant d’écrire leurs noms.
« Quelqu’un est blessé? »
« Seulement mon orgueil », dit Rhylor.
Nym toussa. « Alors il est moins grave que la plupart des blessures. »
Une fissure traversait la voûte. Le conduit devant eux remontait, mais sa fin était invisible.
Zaelyra consulta la boussole de poche. L’aiguille tournait sur elle-même, perturbée par le minerai. Elle la rangea. La carte qu’elle portait n’avait jamais décrit cet endroit. Pour la première fois, elle ne pouvait pas corriger sa route en se référant à un tracé précédent.
« Nous allons suivre l’air », dit-elle. « Nym, tu vérifies les bifurcations. Rhylor, tu restes assez près pour que je t’entende. Pell, si la corde se tend deux fois, tu t’arrêtes. Une fois, tu avances. »
« Et si elle se tend trois fois? » demanda Pell.
« Tu demandes pourquoi. »
Ils avancèrent au toucher. Le conduit se divisait souvent, mais l’air se dirigeait toujours vers l’ouest. Zaelyra marquait chaque carrefour d’un petit trait de craie. À l’un d’eux, elle en trouva deux autres, anciens, presque effacés.
À la troisième bifurcation, le courant s’inversa. La lampe de Zaelyra vacilla et la poussière lui revint au visage. Nym lui fit signe de s’arrêter.
« Il y a un appel d’air derrière nous. »
« Le conduit s’est effondré. »
« Il s’est effondré d’un côté. L’air passe par une fissure. »
Rhylor retourna jusqu’au coude et posa son oreille contre la roche. De l’autre côté, quelque chose frappait à intervalles réguliers. Trois coups, une pause, puis un quatrième.
« Ce n’est pas une voix », dit Zaelyra.
« Non. Quelqu’un frappe peut-être pour nous signaler quelque chose. »