Nym marchait devant. Derrière venaient Pell et Sszindi, puis Orl, qui s’appuyait sur un bâton taillé dans une latte du relais.
« Combien de temps avant la gorge? » demanda Zaelyra.
« Si la carte de la fillette est juste, dix minutes. Si elle ne l’est pas, nous le saurons quand l’eau montera. »
« Tu as une manière réconfortante de guider les gens. »
« Je préfère une vérité qui inquiète à une promesse qui noie. »
Le passage se divisait en deux. Sur le mur de droite, quelqu’un avait gravé le cercle ouvert, puis une flèche presque effacée. Zaelyra la suivit du doigt.
L’eau venait du nord, par bouffées irrégulières. Nym en goûta une goutte et la recracha.
« De l’eau de citerne. Elle a été libérée en amont. »
« Ils essaient de nous noyer? » demanda Pell.
« Kethra a dit qu’elle ouvrirait la vanne. C’est probablement la vidange. Mais je ne peux pas te promettre que l’eau ne montera pas davantage. »
Zaelyra marqua la hauteur de l’eau avec un trait sur la paroi. Elle confia à Pell la tâche d’observer le niveau et à Orl celle de compter les respirations entre chaque vague. Si l’eau montait plus vite que le courant ne l’emportait, ils feraient demi-tour vers la niche sèche.
« Et si la niche est submergée? » demanda Orl.
« Alors on trouvera la prochaine ouverture. »
« Tu dis ça comme si elle existait forcément. »
« Non. Je dis ça parce que nous devons commencer par la chercher. »
Zaelyra sentit dans sa réponse la même assurance vide dont elle s’était parfois servie à Menzoberranzan. Elle reprit: « Je ne sais pas si elle existe. Si le niveau monte jusqu’au trait rouge, nous changeons de route. »
Pell acquiesça. Il surveillerait le trait rouge.
« C’est la marque de Dhal? »
La fillette hocha la tête.
« Tu l’as connu? »