Zaelyra marqua le choix sur son carnet et laissa la troisième branche de côté. Le geste lui coûtait. Chaque détour ignoré pouvait contenir la réponse, mais l’exploration n’était pas une course à la découverte. Il fallait aussi conserver une route de retour.
À la seconde bifurcation, elle demanda à Rhylor de s’éloigner de vingt pas et de prononcer son nom. L’écho revint de la mauvaise galerie.
« Comment les équipes faisaient-elles pour ne pas se perdre? » demanda-t-elle.
« Elles apprenaient à reconnaître les sons qu’elles produisaient elles-mêmes. »
« Et si le son était imité? »
« Alors elles n’avançaient pas. »
« Voilà une méthode lente. »
« Elle laisse davantage de gens revenir. »
À la bifurcation suivante, le son d’une goutte leur parvint depuis le passage de droite. Une seconde goutte tomba presque aussitôt, puis une troisième, à intervalles réguliers.
Zaelyra posa sa paume contre le mur. La roche vibrait très légèrement.
« De l’eau derrière la paroi. »
« Tu l’as entendue? » demanda Rhylor.
« Je l’ai sentie. »
Elle frappa trois fois du doigt. Le mur renvoya deux sons secs et un troisième, plus mat. Une cavité se trouvait derrière la partie basse, mais l’espace semblait rempli de gravats.
Rhylor lui tendit une pointe de métal. « Vérifie avant de creuser. »
Zaelyra gratta la pierre au niveau du son mat. Une fine poudre blanche se détacha. Sous le dépôt noir, une gravure courait à l’horizontale, puis s’arrêtait au bord d’une fissure.
« C’est une limite de niveau », dit-elle. « Le passage a été noyé. »
« Ou il l’est encore. »
Elle consulta sa carte. L’ancien trait poursuivait tout droit. Le nouveau relevé devrait montrer l’arrêt, mais le marquer comme une impasse pourrait conduire quelqu’un à s’y engager sans corde.
Zaelyra dessina le mur, la fissure et la marque d’eau. Elle ajouta: ne pas ouvrir sans vérifier le niveau en amont.
« Tu vas vraiment écrire ça? » demanda Rhylor.